Fonctionnement - Graissage


Volant magnétique
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Constitution : Le volant magnétique est composé de deux bobinages fixes, l'un pour le courant de charge et d'éclairage et l'autre pour l'allumage. Ces deux bobinages sont coiffés d'un rotor, monté sur la queue gauche du vilebrequin. Ce rotor assez important augmente l'inertie du moteur.
A l'intérieur du rotor sont fixés les quatre pôles entre lesquels sont insérés les aimants permanents. Des ouvertures sont pratiquées dans le volant dont l'un assure l'accès au rupteur pour le contrôle et le réglage de l'écartement des contacts.

Fonctionnement : Les aimants permanents nord et sud sont disposés de telle sorte qu'ils polarisent les quatre pôles, lesquels sont successivement de polarité inverse.
Lorsque les pôles du rotor sont en regard des noyaux des bobinages du stator, ces derniers sont traversés par le flux magnétique des pôles, lequel induit un courant dans les bobinages.
A la rotation du rotor, du fait que le flux change alternativement de sens, le courant induit dans les bobinages change également de sens et cette succession de phases produit un courant alternatif variable en fonction du régime moteur et de l'imortance du bobinage.
Pour l'allumage, le bobinage correspondant du volant alimente le primaire de la bobine haute tension en courant alternatif. Cette alimentation est commandée par le rupteur qui est branché en parallèle dans le circuit primaire contrairement à l'allumage du type batterie/bobine où le rupteur est en série.
Alors que dans l'allumage du type batterie/bobine, l'ouverture du rupteur coupe brusquement l'alimentation de la bobine haute tension, c'est l'inverse en allumage par volant magnétique où le primaire de la bobine haute tension est subitement alimenté en courant à l'ouverture du rupteur. Dans un cas comme dans l'autre, c'est la différence d'intensité qui induit dans le secondaire de la bobine haute tension un courant de forte tension nécessaire à l'allumage.

Notons également que le courant primaire alternatif se composant d'une succession de phases positives et négatives, ne doit alimenter la bobine haute tension qu'au point précis où il atteint son maximum à l'une des phases positives ou négatives. Autrement dit, il faut que le rupteur s'ouvre lorsque le flux magnétique entre deux pôles qui excite le bobinage d'allumage du volant est le plus fort. Il y a donc une position prédéterminée au montage entre le pôles du rotor et le bobinage du stator.

Il faut souligner également  une particularité propre à l'allumage par volant magnétique. En plus de l'étincelle au point d'allumage, il y a création d'autres étincelles (au moins une) par exemple à 60 ou 90° plus tard selon qu'il s'agisse d'un rotor de six ou quatre pôles. Ceci tient du fait que le point de rupture du courant primaire qui est alternatif se fait à l'intensité maximale d'une phase positive ou négative, suivant les volants. Mais les phases successives produites par le passage des pôles suivants du rotor peuvent engendrer d'autres étincelles parasites seulement durant le temps d'ouverture du rupteur qui correspond à l'alimentation du primaire. Le nombre de ces étincelles qui altèrent les gaz frais est fonction du nombre de pôles du rotor et du temps d'ouverture du rupteur. Il faut signaler que ces étincelles  sont alternativement de polarité inverse et ne se produisent qu'à partir d'un certain régime.

Quant à l'étincelle d'allumage proprement dite, elle n'est pas unique mais il y a formation de quatre à cinq étincelles durant un temps très bref. Ce phénomène est dû aux éléments du primaire qui forment un circuit oscillant dans lequel la brusque différence d'intensité au point d'allumage s'accompagne d'oscillations décroissantes qui induisent dans le secondaire une succession de haute tension formant ainsi un train d'étincelles à la bougie de polarité alternativement inversées. Ce cas de figure n'est pas unique aux allumages par volant magnétique et se retrouve également dans les allumages batterie/bobine et électroniques.

Allumage à rupteur :

La partie allumage du volant magnétique se compose des éléments suivants :

  • Un bobinage d'alimentation fixé au stator et qui fournit un courant alternatif basse tension induit par la rotation du rotor.
  • Un rupteur, dont l'ouverture est commandée par la came usinée au centre du rotor. Ce rupteur est branché en parallèle avec le bobinage d'alimentation.
  • Un condensateur branché en parallèle sur le rupteur et qui emmagasine le courant de rupture empêchant que ne se forme une étincelle entre les contacts et renforçant l'étincelle à la bougie.
  • Une bobine extérieure d'allumage haute tension dont l'enroulement primaire est alimenté par le bobinage du volant magnétique.

Fonctionnement : Tant que les contacts du rupteur sont fermés, le courant fourni par le bobinage d'alimentation passe directement à la masse à travers le rupteur, sans alimenter l'enroulement primaire de la bobine d'allumage haute tension.
Lorsque la came du volant commence à écarter  les contacts du rupteur, le courant de bobinage se trouve alors vers le primaire de la bobine d'allumage. Cette brusque alimentation du primaire induit un courant de haute tension de plusieurs milliers de volt dans l'enroulement secondaire de la bobine d'allumage en produisant une étincelle à la bougie.

La puissance de l'étincelle est fonction de la valeur du courant primaire alternatif. Cette valeur sera maximum si le rupteur s'ouvre au moment d'une inversion de flux dans le bobinage d'alimentation. Il y a donc une position prédéterminée au montage entre les pôles du rotor et le bobinage du stator. Sur le Chappy, la position du stator est fixe et le réglage du point d'avance à l'allumage ne peut se faire qu'en jouant sur l'écartement des contacts du rupteur.