Présentation - Modèle lb50

Selon la législation en vigueur, et ce depuis le 1er juin 1980, le cyclomoteur est un deux roues à moteur d'une cylindrée n'excédant pas 50cm3 et dont la vitesse ne doit pas dépasser 45km/h. Mais le plus important est que, par construction, sa transmission doit être automatique. A noter que depuis juillet 1983 les pédales ne sont plus obligatoires.
Voilà en quelques lignes les impératifs techniques du cyclomoteur. Avant juin 1980, la plus grande partie des cyclomoteurs étaient équipés de boîtes et d'embrayages à commande manuelle.
Il est à noter également que la plus grande production était étrangère et souvent meilleur marché. Amputé de ces deux attributs qui faisaient des cyclos de véritables motos modèles réduits, le marché français fermait la porte à la production étrangère et notamment italienne. En effet, en Italie le marché des cyclos est resté très florissant et décline le cyclo selon les mêmes catégories motos, hyper sport, custom, sport, trail, trial et même cross.
Il faut cependant remarquer que les cyclomoteurs italiens ne font pas l'objet de la même réglementation puisqu'ils sont presque tous équipés d'une boîte de vitesses. L'image du cyclomoteur français reste pour beaucoup de personnes celle de la "Mobylette", qui rappelons le, désigne avant tout un modèle de la gamme Motobécane et non le qualificatif de cyclomoteur. Pour le marché français, le cyclomoteur est fortement imprégné de l'image de véhicule utilitaire.

Le prix du Chappy était d'environ 1500 € en France, mais il coûtait sensiblement moins cher en Belgique puisqu'il était à 1200 €. Il faut savoir qu'un Chappy est pourvu d'un moteur d'une fiabilité inégalable avec une boîte de vitesse semi-automatique à 2 rapports (selon les modèles, les vitesses peuvent être manuelles et il peut y avoir jusqu'à 4 rapports !). Sachez aussi que le Chappy été vendu en version 72cc.
Dès sa sortie, en 1975, le Chappy se démarque de la concurrence de part sa géométrie, petites roues gros pneus, disposition des réservoirs d'huile et d'essence sous la selle et par son équipement, démarrage au kick, graissage séparé avec témoin de niveau de huile au compteur, transmission automatique par pignon et double embrayage centrifuge, ainsi que des clignotants de série. Les ingénieurs de chez Yamaha ont donc privilégié le plaisir de rouler. Dans sa catégorie, le Chappy n'avait pas et n'a toujours pas de concurrence, hormis le Hobby de Motobécane qui est arrivé sur le marché après le Chappy mais n'eut pas le même succès. Ce modèle commercialisé en 1988 était très inspiré du Chappy.
L'argumentaire de l'époque définissait le Chappy comme un véhicule citadin mais pas uniquement réservé aux jeunes, puisque l'on retrouve sur des documents publicitaires, des photos mettant en scène le Chappy dans différentes situations avec différents pilotes en passant par la ménagère, l'étudiant et l'homme d'affaires. Véhicule à vocation citadine donc, tout en gardant à l'esprit que le Chappy peut être utilisé comme véhicule, pour les loisirs comme le montre toujours le document publicitaire en mettant en scène le Chappy au bord de la plage.
Dix ans après, le Chappy conserve sa double identité de véhicule urbain et de loisirs, car comme le montre la plaquette publicitaire des modèles 1994, la photo présente le Chappy avec comme toile de fond une avenue bordée de palmiers au bord d'une plage.